Un hameau, chaste exil qu’un mont sacré couronne ;
Vallée à qui décembre épargne l’aquilon
Où les loups disparus n’ont laissé que leur nom.
(Henri de Latouche, Epître à M. de Chateaubriand, 1824)
Aulnay, autrefois hameau de cultivateurs et d’horticulteurs à 10 km au sud-ouest de Paris, traversé par le rû d’Aulnay, est niché au creux d’un vallon où croissent aulnes et châtaigniers.
La présence d’hôtes illustres tels que Chateaubriand, Juliette Récamier, Henri de Latouche, Sully Prudhomme et de visiteurs renommés, Honoré de Balzac, George Sand, le sculpteur David d’Angers et bien d’autres, en firent au XIXe siècle un foyer littéraire et culturel de premier plan.
La Maison de Chateaubriand, témoin de 10 ans de la vie d’un écrivain-voyageur et botaniste averti, le parc boisé, l’Ile Verte, l’Arboretum à la collection végétale unique, la propriété Thévenin, forment une unité où se côtoient passé et présent, homme et nature. La Vallée-aux-Loups est une belle illustration de l’harmonie qui existe entre patrimoines culturel et naturel dans la Vallée de la culture des Hauts-de-Seine.
La Maison de Chateaubriand, maison d’écrivain

En juillet 1807, François-René de Chateaubriand s’installe dans « une maison de jardinier cachée parmi les collines couvertes de bois » nommée Vallée aux loups. Elle est alors en piètre état, aussi l’écrivain la transforme en « un temple de nymphe dans un jardin de Thessalie » (Lamartine).
Il y passera dix ans, se consacrant aussi bien à l’élaboration de son œuvre qu’aux aménagements de sa propriété, qu’il aimait beaucoup (“de toutes les choses qui me seront échappées, la Vallée-aux-Loups est la seule que je regrette”) écrira-t-il dix ans plus tard. Il fait ainsi aménager un parc dans lequel il plante de nombreux arbres : [ces arbres], “ je les ai choisis autant que j’ai pu des divers climats où j’ai erré ; ils rappellent mes voyages et nourrissent au fond de moi d’autres illusions” .
Les visiteurs prestigieux se succèdent dans l’ermitage : Lamartine, Joubert, ou encore Fontanes sont fréquemment invités à y séjourner. Mais en 1816, il est contraint de vendre sa “chère vallée”, lieu de mémoire, de méditation et de création.
En 1914, le Dr Henry Le Savoureux en fait un salon littéraire, fréquenté par Anna de Noailles, Saint-Exupéry, Paul Valéry, le peintre Fautrier et bien d’autres. Il fonde la Société Chateaubriand en 1929 et obtient le classement de la Vallée-aux-Loups, permettant ainsi la sauvegarde de ce lieu d’évasion vers une autre époque, avec tout ce que cela implique de rêve, d’émotion et de beauté.
L’adresse
- La Maison de Chateaubriand
87 rue Chateaubriand - 92290 Châtenay-Malabry
Transports
- RER B, station Robinson (terminus), puis bus 194 - arrêt Marc Sangnier (il est possible de prendre le 194 depuis la Porte d’Orléans).
Ensuite, prendre la rue Eugène Sinet, puis à gauche la rue Chateaubriand - Deux parkings gratuits à proximité (rue Chateaubriand et rue Jean Jaurès)
Nota : en cas de pluie, pour les concerts en plein air, un lieu de repli est prévu et sera indiqué sur le lieu prévu initialement ou en appelant au 06 85 88 81 68.
Voir en ligne : http://www.maison-de-chateaubriand.fr/
L’Arboretum de la Vallée-aux-Loups

Créé au XVIIIe siècle par le chevalier de Bignon, il fut ensuite agrémenté de végétaux rares par Charles-Louis Cadet de Gassicourt, pharmacien de Napoléon. En 1890, le pépiniériste Gustave Croux achète le site et l’enrichit de nouvelles espèces botaniques extraordinaires afin d’en faire la vitrine de sa pépinière.
Agrémenté d’une pièce d’eau, de ponts suspendus, kiosques, fontaines et de nombreuses sources, l’Arboretum présente une fabuleuse collection botanique sur plus de 13 ha, faite de 500 espèces d’arbres et arbustes et une curiosité : le cèdre bleu pleureur de l’Atlas dont la surface au sol atteint 680 m2.
Puis sont aménagés de part et d’autre de l’arboretum des jardins à thèmes : jardin anglais, jardin de l’automne flamboyant, jardin des convolvulacées (collection nationale de 300 espèces provenant pour la plupart des pays tropicaux de l’hémisphère sud), jardin des aulnes, jardin des floraisons, jardin des Hydrangea, jardin des fruits, jardin des châtaigniers, place des grands arbres, jardin des écorces et des feuillaisons, jardin temporel et jardin de l’architecture végétale.
L’Arboretum de la Vallée-aux-Loups est un havre de verdure hors du commun, paré des mille couleurs d’une végétation foisonnante évoluant au rythme des saisons, d’arbres rares parfois plus que centenaires.
L’adresse
- Arboretum de la Vallée-aux-Loups
102 rue Chateaubriand - 92290 Châtenay-Malabry
Transports
- RER B, station Robinson (terminus), puis bus 194 arrêt Marc Sangnier (il est possible de prendre le 194 depuis la Porte d’Orléans). Ensuite, prendre la rue Eugène Sinet, puis à gauche la rue Chateaubriand
- Deux parkings gratuits à proximité (rue Chateaubriand et rue Jean Jaurès)
Nota : en cas de pluie, pour les concerts en plein air, un lieu de repli est prévu et sera indiqué sur le lieu prévu initialement ou en appelant au 06 85 88 81 68.
L’Ile Verte, Jardin sauvage, jardin d’artistes

L’engouement se fait jour au XIXe siècle pour les jardins « sauvages », « romantiques » ou « naturels », mélange de spontanéité et de raffinement, offrant une harmonie entre art et nature, imagination et réalité. On trouve ici l’héritage de l’idéal exprimé dans le passé par des penseurs comme Jean-Jacques Rousseau. Ce dialogue renoué avec la Nature, ce retour à la source se font de plus en plus forts à mesure que la civilisation s’éloigne de ses origines.
L’un des pionniers les plus célèbres de l’approche romantique du jardin n’est autre que Chateaubriand et sa maison-jardin de la Vallée-aux-Loups.
Ce jardin, qui n’a jamais cessé d’être un lieu presque féerique, doit son appellation d’Ile Verte au nom d’un tableau du peintre Jean Fautrier qui y vécut jusqu’à son décès en 1964.
Ce site a été choisi par de nombreux artistes dont le librettiste Jules Barbier qui en fit une “maison d’artiste” où se tisse un lien privilégié entre l’homme, son œuvre et le jardin qu’il crée. Les propriétaires qui se sont ensuite succédés ont apporté à ce lieu unique doté d’un cachet si particulier leurs goûts, le style dominant de leur époque, toujours dans l’intelligence du lieu et de son caractère le plus intime.
L’adresse
- L’Ile Verte, Jardin sauvage, jardin d’artistes
34 rue Eugène Sinet - 92290 Châtenay-Malabry
Nota : en cas de pluie, pour les concerts en plein air, un lieu de repli est prévu et sera indiqué sur le lieu prévu initialement ou en appelant au 06 85 88 81 68.
Propriété Thévenin (site classé)

Le site, constitué d’une cuvette d’argile, primitivement très marécageuse, fut drainée par Colbert. C’est de là que partent les eaux d’Aulnay. La partie la plus ancienne de la maison fut construite au début du XVIIe siècle, comme en atteste la présence, dans la cuisine, d’une plaque aux armes de Colbert Pour alimenter les fontaines des jardins qu’il faisait aménager par Le Nôtre dans son domaine de Sceaux en 1673-1674, Colbert fit rechercher dans la région, et particulièrement à Châtenay où se trouvait le rû d’Aulnay, les sources disponibles et construire, pour les amener, des canalisations voûtées en pierre sous lesquelles - sur une partie au moins de leur parcours - un homme pouvait circuler.
Cette maison, agrandie d’une aile Directoire, et son parc “à la française”, deviendront propriété de la famille Thévenin en 1877.
Cette demeure garde son cadre de verdure splendide et secret au charme romantique, comme suspendu, hors du temps. Sans doute Sully Prudhomme, grand ami de M. Thévenin, qui venait souvent en visite à la fin du XIXe siècle, était-il sensible à ce site exceptionnel, que le Festival du Val d’Aulnay nous fait partager depuis tant d’années.
Église Saint Germain l’Auxerrois

Église romane consacrée en paroisse le 12 septembre 1512 sous l’invocation de Saint Germain (378-448), évêque d’Auxerre. De sa construction primitive au Xe siècle, rien ne subsiste aujourd’hui.
Au XIe siècle, l’église se compose d’une nef unique charpentée, typique de celles de l’époque qu’on rencontre en Ile-de-France et en Normandie, d’un clocher non achevé et d’une chapelle. Au cours des siècles suivants, l’église se modifie considérablement. A la fin du XIe siècle, elle se pare d’un beau clocher roman. Une nouvelle chapelle sud est ajoutée, le chœur est agrandi et la nef surélevée. Le collatéral sud avec sa file de piles rondes, reste l’unique témoignage à Châtenay de l’influence de Notre Dame de Paris. En 1504, sont édifiés une chapelle nord et l’escalier. La charpente actuelle date de 1846.
Divisé en trois étages, le clocher conserve sa construction primitive, ce qui le place dans la plus pure tradition des clochers romans de l’Ile-de-France, tel celui de Saint Germain des Prés.
Fixée à un pilier du sanctuaire, une plaque funéraire portant une inscription gravée sur un marbre noir carré rappelle que dans cette église a été inhumé le cœur de Jacques-Louis de Malézieu, troisième fils de Nicolas de Malézieu, secrétaire des commandements de Louis-Charles de Bourbon, mort en 1716 à l’âge de 21 ans.
Le fronton de la porte extérieure, du XIXe siècle, représente Saint Germain l’Auxerrois en compagnie de Saint Loup et de Sainte Geneviève.
L’atmosphère intime de cette petite église est propice à la méditation et à l’écoute de concerts de musique.
L’adresse
- Église Saint Germain l’Auxerrois
1 place de l’Église - 92290 Châtenay-Malabry
Transports
- RER B station Robinson (terminus), puis bus 194 (arrêt Docteur le Savoureux) ou 195 (arrêt Mairie de Châtenay)
- Stationnements gratuits à proximité et parking payant rue Jean Longuet
Nota : en cas de pluie, pour les concerts en plein air, un lieu de repli est prévu et sera indiqué sur le lieu prévu initialement ou en appelant au 06 85 88 81 68.
Église Sainte Bathilde

En 1930, une dame très âgée, demeurant 43 avenue du Plessis à Châtenay-Malabry, légua à l’Archevêché des Hauts-de-Seine sa maison et un grand terrain y attenant pour y construire une chapelle. L’édifice fût érigé en 1935. Le prénom de la dame, Bathilde, fut donné à ce nouveau lieu de culte.
Avec le développement de l’urbanisation, la chapelle, devenue trop petite, fut détruite et une église construite à la même place, en 1970. Le seul vestige de l’ancienne chapelle est une cloche de bronze, exposée dans l’église. Ses dépendances abritent le siège de la paroisse orthodoxe Saint-Pierre et Saint-Paul qui, à son installation, a offert à Sainte-Bathilde une icône que l’on peut admirer derrière l’autel.
L’église, située à la limite des communes de Châtenay-Malabry et du Plessis-Robinson, et nichée au cœur du quartier des Mouillebœufs proche de la station terminus du RER, est une bâtisse toute simple, éclairée par de grandes verrières. Son acoustique est excellente.
Bathilde était une ancienne esclave anglo-saxonne, remarquée par Clovis II, fils de Dagobert Ier, roi de Neustrie et de Bourgogne, qui l’affranchit et l’épousa en 640. Elle devint donc reine puis régente à la mort de son époux, en 657. Elle interdit notamment les marchés d’esclaves chrétiens dans le royaume. A la majorité de son fils, Clotaire III - comme son père, un des rois de la période dite des « rois fainéants » - elle se retira à l’abbaye de Chelles dont elle était la fondatrice et mourut en 680. Elle fut canonisée en 1030.
L’adresse
- Église Sainte Bathilde
43 avenue du Plessis - 92290 Châtenay-Malabry
Transports
- RER B station Robinson (terminus). Ensuite, sortir avenue Jules Guesde sur votre droite, puis après 50 mètres, prendre à gauche l’avenue du Plessis.
- Si vous venez en voiture, il y a des possibilités de se garer aux alentours de l’église.
Nota : en cas de pluie, pour les concerts en plein air, un lieu de repli est prévu et sera indiqué sur le lieu prévu initialement ou en appelant au 06 85 88 81 68.
CREPS d’Île de France-Colette Besson

Avec ses élégantes façades ornées de reliefs, ce château du XVIIe siècle est l’ancienne demeure des Arouet, et fut peut-être la maison natale de Voltaire. Considérablement remanié et agrandi sous Louis XVI, il reste l’un des rares exemples de châteaux de l’époque néo-classique.
En 1812, le château est acheté par Louise d’Osmond, comtesse de Boigne. Cette aristocrate désargentée a épousé un comte richissime pour sortir sa famille de la misère. Mais elle découvre rapidement qu’elle est victime d’une imposture : en réalité, son époux est fils de bourgeois, marié à une princesse persane et père de deux enfants. Elle le quitte et s’installe à Châtenay. Son salon devient vite le plus célèbre de la monarchie de juillet. Elle y reçoit Mme Récamier, Mme de Staël et le chancelier Pasquier.
En 1829, la Roseraie devient propriété de M. Roland-Gosselin, agent de change. Désirant agrandir le domaine, il rachète l’ensemble des terres avoisinantes. Sa fille fait édifier un orphelinat, puis, près de celui-ci, la maison dite « de poupée », transformée en chapelle dédiée à sainte Anne en 1919. Devenu propriété de l’État en 1945, le domaine abrite aujourd’hui le CREPS d’Île de France-Colette Besson (Centre de Ressources, d’Expertise et de Performance Sportive d’Île de France)
Le parc de la Roseraie est planté d’arbres magnifiques : on peut y admirer notamment un platane d’Orient d’une circonférence de 9 m, des arbres de Judée, aucubas, bambous, catalpas, forsythias « mimosa de Paris », magnolias, sophoras du Japon, chênes rouvres, charmes, érables, merisiers, séquoias, cèdres du Liban, saules pleureurs, et même un totem !
L’adresse
- CREPS D’ILE DE France - Colette Besson
(Centre de Ressources, d’Expertise et de Performance Sportive d’Ile de France)
1 rue du Docteur le Savoureux - 92290 Châtenay-Malabry
Transports
- RER B station Robinson (terminus), puis bus 194 (arrêt Docteur le Savoureux) ou 195 (arrêt Mairie de Châtenay)
- Parkings gratuits à proximité et parking payant rue Jean Longuet
Nota : en cas de pluie, pour les concerts en plein air, un lieu de repli est prévu et sera indiqué sur le lieu prévu initialement ou en appelant au 06 85 88 81 68.
Théâtre La Piscine

L’adresse
- Théâtre La Piscine
254 avenue de la Division Leclerc - 92290 Châtenay-Malabry
Transports
- RER B station Robinson (terminus), puis bus 194 ou 195 – arrêt Président Allende. (il est possible de prendre le 194 depuis la Porte d’Orléans et le 195 à la station de métro Chatillon-Montrouge-ligne 13).
- Stationnements gratuits à proximité du théâtre et parking de l’Esplanade (parking souterrain payant, sous vidéosurveillance) à 5 min à pied situé à hauteur du 301 avenue de la Division Leclerc.
Nota : en cas de pluie, pour les concerts en plein air, un lieu de repli est prévu et sera indiqué sur le lieu prévu initialement ou en appelant au 06 85 88 81 68.
Centre Protestant de Robinson

L’adresse
- Centre Protestant de Robinson
36 Rue Jean-Longuet - 92290 Châtenay-Malabry
Transports
- RER B, station Robinson (terminus), puis bus 195 - arrêt Prés Hauts . (il est possible de prendre le 195 à la station de métro Chatillon-Montrouge-ligne 13).
- Stationnements gratuits à proximité et parking souterrain payant rue Jean Longuet (place du marché)
Nota : en cas de pluie, pour les concerts en plein air, un lieu de repli est prévu et sera indiqué sur le lieu prévu initialement ou en appelant au 06 85 88 81 68.