
En juillet 1807, François-René de Chateaubriand s’installe dans « une maison de jardinier cachée parmi les collines couvertes de bois » nommée Vallée aux loups. Elle est alors en piètre état, aussi l’écrivain la transforme en « un temple de nymphe dans un jardin de Thessalie » (Lamartine).
Il y passera dix ans, se consacrant aussi bien à l’élaboration de son œuvre qu’aux aménagements de sa propriété, qu’il aimait beaucoup (“de toutes les choses qui me seront échappées, la Vallée-aux-Loups est la seule que je regrette”) écrira-t-il dix ans plus tard. Il fait ainsi aménager un parc dans lequel il plante de nombreux arbres : [ces arbres], “ je les ai choisis autant que j’ai pu des divers climats où j’ai erré ; ils rappellent mes voyages et nourrissent au fond de moi d’autres illusions” .
Les visiteurs prestigieux se succèdent dans l’ermitage : Lamartine, Joubert, ou encore Fontanes sont fréquemment invités à y séjourner. Mais en 1816, il est contraint de vendre sa “chère vallée”, lieu de mémoire, de méditation et de création.
En 1914, le Dr Henry Le Savoureux en fait un salon littéraire, fréquenté par Anna de Noailles, Saint-Exupéry, Paul Valéry, le peintre Fautrier et bien d’autres. Il fonde la Société Chateaubriand en 1929 et obtient le classement de la Vallée-aux-Loups, permettant ainsi la sauvegarde de ce lieu d’évasion vers une autre époque, avec tout ce que cela implique de rêve, d’émotion et de beauté.
L’adresse
- La Maison de Chateaubriand
87 rue Chateaubriand - 92290 Châtenay-Malabry
Transports
- RER B, station Robinson (terminus), puis bus 194 - arrêt Marc Sangnier (il est possible de prendre le 194 depuis la Porte d’Orléans).
Ensuite, prendre la rue Eugène Sinet, puis à gauche la rue Chateaubriand - Deux parkings gratuits à proximité (rue Chateaubriand et rue Jean Jaurès)
Nota : en cas de pluie, pour les concerts en plein air, un lieu de repli est prévu et sera indiqué sur le lieu prévu initialement ou en appelant au 06 85 88 81 68.
Voir en ligne : http://www.maison-de-chateaubriand.fr/