
Église romane consacrée en paroisse le 12 septembre 1512 sous l’invocation de Saint Germain (378-448), évêque d’Auxerre. De sa construction primitive au Xe siècle, rien ne subsiste aujourd’hui.
Au XIe siècle, l’église se compose d’une nef unique charpentée, typique de celles de l’époque qu’on rencontre en Ile-de-France et en Normandie, d’un clocher non achevé et d’une chapelle. Au cours des siècles suivants, l’église se modifie considérablement. A la fin du XIe siècle, elle se pare d’un beau clocher roman. Une nouvelle chapelle sud est ajoutée, le chœur est agrandi et la nef surélevée. Le collatéral sud avec sa file de piles rondes, reste l’unique témoignage à Châtenay de l’influence de Notre Dame de Paris. En 1504, sont édifiés une chapelle nord et l’escalier. La charpente actuelle date de 1846.
Divisé en trois étages, le clocher conserve sa construction primitive, ce qui le place dans la plus pure tradition des clochers romans de l’Ile-de-France, tel celui de Saint Germain des Prés.
Fixée à un pilier du sanctuaire, une plaque funéraire portant une inscription gravée sur un marbre noir carré rappelle que dans cette église a été inhumé le cœur de Jacques-Louis de Malézieu, troisième fils de Nicolas de Malézieu, secrétaire des commandements de Louis-Charles de Bourbon, mort en 1716 à l’âge de 21 ans.
Le fronton de la porte extérieure, du XIXe siècle, représente Saint Germain l’Auxerrois en compagnie de Saint Loup et de Sainte Geneviève.
L’atmosphère intime de cette petite église est propice à la méditation et à l’écoute de concerts de musique.
L’adresse
1 place de l’Eglise à Châtenay-Malabry